• Langues :

    L'arabe est la langue officielle. La population, bien que de souche Berbère s'exprime en Dérija, une variante de l'Arabe classique. La langue Berbère est cantonnée seulement dans certaine région du Sud Tunisien. Le Français est la deuxième langue officielle du pays, largement répandue. L'Anglais et l'Italien sont exprimés sans difficultés. 

    Formules de politesse.

    Bonjour ............................sebah el kheir

    Bonsoir ...........................msa el kleir

    Bonne nuit ......................lila mebrouka

    Au revoir .......................besslâma

    Bienvenue .......................marhaban

    S'il vous plaît ...............min fadlak

    Merci ..............................choukrane

    Comment ça va ? ...........labess

    Ca va, merci....................labess, el hamdoullahi

    Oui ..................................n'am

    Non ................................la

    Madame ........................Lalla

    Monsieur ......................Si, où Sidi (à un noble)

    Combien.........................quadèch


    Le temps.

    Lundi ......................................nhâr  el  tnîn

    Mardi .....................................nhâr el tlata

    Mercredi ...............................nhâr el arb'a

    Jeudi ......................................nhâr el  khémis

    Vendredi ................................el jma'

    Samedi ...................................nhâr es sebt

    Dimanche .................................nhâr el had

    Soir .........................................'achîya

    Nuit .........................................lil

    Hier ........................................elbarah

    Aujourd'hui ...........................el yoûm

    Après demain ........................b'âd ghoud'ana

     

    Compter.

    Un.................wâhed    .../...Six..............setta

    Deux............zouje     .../...Sept...........seb'a

    Trois............tlâta      .../...Huit............tmania

    Quatre........arb'a    .../...Neuf...........tessâa

    Cinq...............khamsa .../...Dix..............'achra

     

    Les grandes différences entre l'alphabet latin et l'alphabet  arabe.

    L'alphabet Latin comporte 26 lettres.

    Dans l'alphabet latin, chaque lettre possède son propre graphisme : par exemple, la lettre L est représentée par une barre verticale qui fait un angle avec une barre horizontale.

    Dans l'alphabet arabe, en plus des 28 de l'alphabet ayant leur propre graphisme, 3 lettres (appellées voyelles brèves) ne sont représentées que par un petit signe au dessus ou au dessous de la ligne d'écriture. 

    Parmi les 26 lettres de l'alphabet latin, il y a 5 voyelles : A - E -I -O - U -Y 

    Parmi les 28 lettres de l'alphabet arabe, il y a 3 voyelles longues : A prononcé longuement - I prononcé longuement - OU prononcé longuement. 

    Et en plus des 28 lettres de l'alphabet, l'arabe compte 3 voyelles brèves qui sont représentées par un petit signe au dessus ou au dessous de la ligne d'écriture : A prononcé brièvement - I prononcé brièvement- OU prononcé brièvement. 

    Dans l'alphabet latin, chaque lettre ne peut être que consonne ou voyelle. 

    Dans l'alphabet arabe, les voyelles longues peuvent faire aussi office de consonne. On les appelle donc des "semi-voyelles". Sous forme de consonne, elles peuvent s'associer à une voyelle brève, comme n'importe qu'elle consonne, pour former un son.

    Dans l'alphabet latin, le graphisme de chaque lettre est d'un bloc. Il n'y a pas de points, d'accents, ou autres fioritures dans le graphisme.

    Dans l'alphabet arabe, le(s) point(s) dessiné(s) au dessus ou au dessous de certaines lettres font partie intégrante du graphisme de la lettre. Par exemple, le graphisme de base de la lettre B et de la lettre T est le même. Seul le fait que le graphisme du B comporte un point en dessous, et le graphisme du T comporte 2 points au dessus, permet de distinguer les 2 lettres. 

    Les grandes différences entre l'écriture latine et l'écriture arabe .

    L'écriture latine s'écrit de gauche à droite. 

    L'écriture arabe s'écrit de droite à gauche. 

    L'écriture latine comporte des lettres majuscules et minuscules : A a - B b - C c ... 

    En écriture arabe cette distinction n'existe pas. 

    En écriture latine, à part le cas des majuscules, chaque lettre s'écrit de la même façon quelque soit sa place dans le mot. 

    En écriture arabe, chaque lettre de l'alphabet s'écrit différemment selon sa position dans le mot. 

    L'écriture latine comporte divers signes en plus des lettres (accents grave - aigü - circonflexe, tréma, cédille) qui ont pour but : 
    - de modifier le son de la lettre (e, è, é, ê) ou de la diphtongue (dans le mot : aigüe). 
    - ou de distinguer 2 mots, par exemple "ou" (indique le choix) et "où" (indique le lieu). 

    L'écriture arabe comporte divers petits signes (nous reverrons en détails chacun de ces signes): 
    L'écriture arabe comporte divers petits signes : 
    - qui font partie intégrante du graphisme de la lettre. 
    - ou qui sont le signe de la présence ou l'absence d'une voyelle brève. 
    - ou qui indiquent le doublement d'une consonne. 
    - ou qui indiquent une modification de la prononciation de la voyelle brève. 
    - ou 2 autres cas un peu compliqués que nous laissons de côté pour le moment 

    Dans l'écriture latine, chaque son que l'on prononce est représenté par une des 24 lettres de l'alphabet, ou par plusieurs lettres de l'alphabet (par exemple : ON, EAU, ANT...). On ajoute éventuellement des accents, cédille..., mais à la base, les lettres sont bien présentes. 

    Dans l'alphabet arabe, en plus des 28 de l'alphabet ayant leur propre graphisme, 3 lettres (appellées voyelles brèves) ne sont représentées que par un petit signe au dessus ou au dessous de la ligne d'écriture. Dans l'écriture habituelle de tous les jours, ces petits signes sont toujours omis. 

    En écriture latine un mot = un ensemble de lettre reliées entre elles. 

    En écriture arabe : 
    - L'article défini (le, la, les) est collé au nom. 
    - Certaines lettres ne se relient jamais à la précédente et/ou la suivante. Dans un mot, il y a donc des lettres reliées entres elles et/ou des espaces entre des lettres. 

    Apprendre a déchiffrer.

    Une vision globale de l'alphabet.

    L'alphabet arabe comporte 28 lettresalph

    + 3 petits signes faisant office de lettres.

     3 signe il existe 3 autres "lettres" un peu particulières : 

    - HAMZA (qui peut être une lettre, ou une diacritique = signe qui est porté par une lettre ) 
    - TA MABURTA (une variante du TA en fin de mot) 
    - ALIF MASQUAR (une variante du ALIF en fin de mot) 

    Chaque lettre a son nom propre, écrit ici en phonétique officielle (ne se prononce pas forcément comme nous le lisons). 

    L'alphabet se lit de droite à gauche, la 1ère lettre est donc ALIF, et la dernière YA. 

    Chaque lettre est formée d'une ou deux ligne(s) plus ou moins courbe(s). Quelques lettres comportent en plus un ou plusieurs point(s), situé(s) au dessus ou au dessous de la ligne courbe. 

    Les voyelles longues : 
    Le ALIF = le "a long" 
    Le WAW = le "ou long" 
    Le YA = le "i long" 

    Les voyelles longues peuvent faire aussi office de consonne. On les appelle donc des "semi-voyelles". Sous forme de consonne, elles peuvent s'associer à une voyelle brève, comme n'importe quelle consonne, pour former un son. 

    Les autres lettres de l'alphabet sont les consonnes.

     En plus des 28 lettres de l'alphabet, on compte 3 petits signes faisant office de lettres, les voyelles brèves : 

    - une apostrophe au dessous de la ligne d'écriture : le "i bref" 
    - un petit 9 au dessus de la ligne d'écriture : le "ou bref" 
    - une apostrophe au dessus de la ligne d'écriture "a bref" voy

    D'autres petits signes seront vus plus tard.

    Cet alphabet présente les 28 lettres écrites chacune isolément. Nous verrons plus tard que, pour la plupart, leur forme change légèrement (sauf pour une qui change complètement) lorsqu'elle sont utilisées pour faire un mot.

    Classement des lettres par forme.

    Lorsque nous regardons les 28 lettres de l'alphabet écrites isolément, nous nous appercevons que certaines lettres ont un graphisme très proche. Leur forme ne diffère, à pas grand chose près ou uniquement, que par le nombre de points. 

    Nous pouvons donc essayer de regrouper les lettres par forme. 

    Les lettres ayant une forme proche sont encadrées de la même couleur :coul

    Le même alphabet, mais en groupant les lettres de forme proche (Le trait rouge représente la ligne d'écriture) :

    group

    Généralités sur les différents graphismes pour une même lettre.

    En écriture arabe, le graphisme des lettres change selon sa place dans le mot. 

    La lettre a donc : 
    - une forme "isolée" (c'est la forme vue dans l'alphabet) 
    - une forme "début" 
    - une forme "milieu" 
    - une forme "fin" 

    Lorsque nous écrivons un mot, les lettres se lient entre elles (comme dans l'écriture "en attaché" latine). 

    En fait, la forme différente "début", "milieu", ou"fin", par rapport à la lettre "isolée", ne résulte que de cette liaison. 

    Pour la plupart des lettres, il suffit, à partir de la forme "isolée" : 
    - d'ajouter un trait de liaison avec la lettre qui précède (si bien sur il y a une lettre qui précède!) 
    - d'enlever "ce qui dépasse" du graphisme de la lettre et de le remplacer par un trait de liaison avec la lettre qui suit (si bien sur il y a une lettre qui suit !) 


    Shéma illustrant ceci, avec l'exemple de la lettre MIM (=M) : 
    (ne pas oublier que l'écriture se fait de droite à gauche) 

    - La lettre MIM s'écrit, quand elle est isolée, avec une sorte de boucle sur la ligne d'écriture + une petite queue qui descend vers le bas. 

    - Placée en début de mot, pour lier MIM avec la lettre qui suit, on enlève "ce qui dépasse" (ici la petite queue qui descend vers le bas) et on la remplace par un trait de liaison. 

    -Placée en milieu de mot, pour lier MIM avec la lettre qui la précède on rajoute un trait de liaison, et pour la lier avec la lettre qui la suit on enlève "ce qui dépasse" (ici la petite queue qui descend vers le bas) et on la remplace par un trait de liaison, et pour la lier avec la lettre. 

    -Placée en fin de mot, pour lier MIM avec la lettre qui la précède on rajoute un trait de liaison.liaison

    Seule les lettres KAF et HA (le 2ème HA, celui en forme de petit rond) ont un graphisme complètement changé par rapport à la lettre sous forme isolée, quand elles sont dans un mot. 


    Attention, on compte 6 exceptions à cette règle des 3 graphismes différents selon la place de la lettre dans le mot ! En effet, 6 lettres ne s'accrochent jamais avec la lettre qui suit dans le mot. 

    C'est pour cela que nous voyons des espaces blancs au sein d'un mot (cela n'arrive jamais en écriture latine, ou alors il y a une apostrophe, comme par exemple avec le mot "aujourd'hui"). 

    Les 6 lettres sont : WAW - RA - ZA - DAL - ZAL - ALIF6Lettre

    Chaque lettre en détail.


    Pour faciliter la mémorisation, nous regroupons les 28 lettres de l'alphabet selon leur forme. 


    N'oublions pas que l'écriture se fait de droite à gauche. 

    A chaque fois, nous recherchons "ce qui dépasse" qui sera remplacé par une liaison à gauche dans la forme "début" et la forme "milieu", afin de se lier à la lettre suivante. Sauf, bien sur, pour les 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. 

    A chaque fois, nous rajoutons un trait de liaison à droite dans la forme "milieu" et "fin", afin de se lier avec la lettre qui précède.

    F de LPour BA - TA - THA - NUN 

    "Ce qui dépasse" = le petit crochet qui remonte sur la gauche. 

    La lettre NUN s'écrit sous forme "isolée" avec une incurvation vers le bas du trait. En forme "début" ou "milieu", ce creu s'aplanit. 

    F de L 2Pour JIM - HA - KHA 

    "Ce qui dépasse" = le grand crochet qui descend sous la ligne d'écriture. 

    La partie horizontale de la forme "isolée" se dresse légèrement à l'oblique au dessus de la ligne d'écriture dans la forme "début" et la forme "milieu". C'est tout à fait logique : sinon nous ne verrions qu'un trait horizontal se confondant avec les traits de liaison ! 

    F de L 3Pour DAL - ZAL 

    Ces 2 lettres font parties des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. La forme "début" et la forme "isolée" sont identiques, et la forme "milieu" et la forme "fin" sont identiques. 

    Inutile de chercher "ce qui dépasse" : nous n'avons pas besoin de le remplacer par un trait de liaison avec la lettre qui suit. Et il y aura un espace entre DAL ou ZAL et la lettre qui suit. 

    F de L 4Pour RA - ZA 

    Ces 2 lettres font parties des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. La forme "début" et la forme "isolée" sont identiques, et la forme "milieu" et la forme "fin" sont identiques. 

    Inutile de chercher "ce qui dépasse" : nous n'avons pas besoin de le remplacer par un trait de liaison avec la lettre qui suit. Et il y aura un espace entre RA ou ZA et la lettre qui suit. 

    F de L 5Pour SIN - SHIN 

    "Ce qui dépasse" = la ligne incurvée qui descend sous la ligne d'écriture. 

    F de L 6Pour SAD - DHAD 

    "Ce qui dépasse" = la ligne incurvée qui descend sous la ligne d'écriture. 

    F de L 7Pour TA - ZA 

    "Ce qui dépasse" = rien ! Il suffit juste de rajouter le trait de laison. 

    F de L 8Pour 'AIN - GHAIN 

    "Ce qui dépasse" = le grand crochet qui descend sous la ligne d'écriture. 

    La forme "isolée" a comme un petit crochet au dessus de la ligne d'écriture. Dans la forme "milieu" et dans la forme "fin", ce petit crochet se ferme en une sorte de boucle.

    F de L 9Pour FA - QAF 

    "Ce qui dépasse" = le petit crochet qui remonte sur la gauche. 

    La lettre QAF s'écrit sous forme "isolée" avec une incurvation vers le bas du trait. En forme "début" ou "milieu", ce creu s'aplanit. 

    F de L 10Pour ALIF 

    Cette lettre fait partie des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. La forme "début" et la forme "isolée" sont identiques, et la forme "milieu" et la forme "fin" sont identiques. 

    Inutile de chercher "ce qui dépasse" : nous n'avons pas besoin de le remplacer par un trait de liaison avec la lettre qui suit. Et il y aura un espace entre ALIF et la lettre qui suit. 

    F de L 11Pour KAF 

    Pour cette lettre là, la forme "début" et la forme "milieu" sont particulières. 

    C'est comme si on enlevait à la forme "isolée" la partie qui fait un grand angle, pour ne garder que la partie centrale en forme de "petit k". Puis on l'agrandit et on place le(s) trait(s) de liaison. 

    F de L 12Pour LAM 

    "Ce qui dépasse" = le grand crochet qui descend sous la ligne d'écriture. 

    F de L 13Pour MIM 

    "Ce qui dépasse" = la queue qui descend vers le bas. 

    La forme "isolée" a comme un petit crochet au dessus de la ligne d'écriture. Dans la forme "début" et dans la forme "milieu", ce petit crochet se ferme en une sorte de boucle. 

    F de L 14Pour HA (ici c'est le 2ème HA, ce n'est pas la même pronociation que le 1er) 

    Pour cette lettre là, la forme "début", la forme "milieu", et forme "fin" sont particulières. 

    F de L 15Pour WAW 

    Cette lettre fait partie des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. La forme "début" et la forme "isolée" sont identiques, et la forme "milieu" et la forme "fin" sont identiques. 

    Inutile de chercher "ce qui dépasse" : nous n'avons pas besoin de le remplacer par un trait de liaison avec la lettre qui suit. Et il y aura un espace entre WAW et la lettre qui suit. 

    F de L 16Pour YA 


    "Ce qui dépasse" = la ligne incurvée qui descend sous la ligne d'écriture. 

    La forme "isolée" a comme un petit crochet au dessus de la ligne d'écriture. Dans la forme "début" et dans la forme "milieu", ce petit crochet se transforme en petite barre verticale au dessus de la ligne d'écriture. Dans la forme "fin", il s'aplatit sur la ligne d'écriture. 

    Il existe 3 graphismes en plus : 

    graph


    - HAMZA 

    Elle n'a qu'une seule forme quelquesoit sa place dans le mot. 
    En début de mot elle est toujours portée par ALIF (au dessus ou au dessous). 
    En milieu et fin de mot elle peut s'ecrire seule, ou être porté par WAW, ALIF, ou YA privé de ses 2 points (à ne pas confondre avec le ALIF MASQUAR). 

    - TA MABURTA 

    Elle remplace TA dans certains mots, uniquement quand TA est en fin de mot. 
    Elle a deux graphismes très différents selon que la lettre qui la précède s'accroche à elle ou non. 

    - ALIF MASQUAR 

    Elle remplace ALIF dans certains mots, uniquement quand ALIF est en fin de mot. 


    Un petit exercice.

    Voici un mot imaginaire formé de 28 lettres. 

    Il s'agit en fait des 28 lettres de l'alphabet écrites dans l'ordre de droite à gauche (ALIF - BA- TA - THA -...). Nous imaginons qu'elles sont toutes reliées entre elles pour former ce mot imaginaire. 

    Essayer de déchiffrer chaque lettre qui compose ce mot de 28 lettres.

    exercice


    Pour vous faciliter la tache, écrivons le même mot mais en détachant chaque lettre. Nous gardons le graphisme que doit avoir chaque lettre lorsqu'elle est écrite "en attaché" dans le mot :

    exercice2

     


    Reprenons le 1er shéma. 

    Nous remarquons plusieurs choses (n'oublions pas que l'écriture et la lecture se font de droite à gauche) : 

    -Bien que les 28 lettres forment un unique mot, on note des espaces entre certaines lettres. 

    C'est à cause des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. A la place d'un petit trait de liaison, il y a un espace. 


    - Bien que certaines lettres soient en milieu de mot, elles s'écrivent avec leur forme "début" et non la forme "milieu". 

    C'est parceque ces lettres suivent une des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. 

    Une lettre qui suit une des 6 lettres "qui ne se lie jamais avec la lettre qui suit" aura la forme "début" si elle est elle même suivit d'autre lettre (la même forme que si elle commençait un nouveau mot puisqu'elle s'accroche à la lettre qui suit, et qu'elle ne s'accroche pas à la précédente). 


    - Bien que le YA soit en fin de mot, il s'écrit avec la forme "isolée" et non la forme "fin". 

    C'est parcequ'il suit une des 6 lettres qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit. Et comme il termine le mot, il ne se lie non plus avec aucune lettre qui le suit. 

    Une lettre qui suit une des 6 lettres "qui ne se lie jamais avec la lettre qui suit" et qui termine un mot, a la forme "isolée" (puisqu'il n'y a pas de lettre qui la suit et qu'elle ne s'accroche pas à la lettre précédente). 


    - Bien que le RA soit en milieu de mot, il s'écrit avec la forme "isolée" ou "début" (c'est le même graphisme) et non la forme "milieu". 

    Ra est une des 6 lettres "qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit". Il est encadré ici de 2 lettres qui font aussi partie des 6 lettres "qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit". 

    Une des 6 lettres "qui ne se lient jamais avec celle qui suit", elle même encadrées par 2 autres lettres "qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit", s'écrit avec la forme "isolée" ou "début" (c'est le même graphisme) et non la forme "milieu" (puisque celle qui précède ne se lie jamais à elle, et que elle même ne se lie jamais avec la lettre qui suit). 



    En fait, tout est très logique. Il n'y a aucun effort de mémoire à faire. Chaque fois qu'il y a un espace lié à une des 6 lettres "qui ne se lient jamais avec la lettre qui suit", la lettre qui suit prend la forme "début" (sauf si c'est la dernière lettre), comme si on écrivait un nouveau mot.
     
    Les petits signes "en plus" .
    L'écriture arabe comporte divers petits signes : 
    - qui font partie intégrante du graphisme de la lettre. 
    - ou qui sont le signe de la présence ou l'absence d'une voyelle brève. 
    - ou qui indiquent le doublement d'une consonne. 
    - ou qui indiquent une modification de la prononciation de la voyelle brève. 
    - ou 2 autres cas un peu compliqués que nous laissons de côté pour le moment 

    Ces petits signes prennent divers formes: 
    - un, deux, ou trois point(s) au dessus ou au dessous de la ligne d'écriture 
    - une ou deux apostrophe(s) au dessus ou au dessous de la ligne d'écriture 
    - un petit o au dessus de la ligne d'écriture 
    - un ou 2 petit(s) 9 au dessus de la ligne d'écriture 
    - un petit w au dessus de la ligne d'écriture 
    - un petit signe de forme intermédiaire entre le c et le s au dessus ou sur la ligne d'écriture.


    - Ceux qui font partie intégrante du graphisme de la lettre. 

    Ce sont les points. Beaucoup de lettres ne se distinguent que par le nombre et l'emplacement des points. 1
    Ceux qui sont le signe de la présence ou l'absence d'une voyelle brève. 

    C'est une "apostrophe" au dessus ou au dessous d'une consonne, ou un "petit neuf " au dessus d'une consonne qui indique la présence d'une voyelle brève juste après cette consonne. 

    Ce petit signe est porté par la lettre qui se combine avec la voyelle brève pour fomer le son. 

    Ce petit signe ne se trouve jamais sur une voyelle. Lorsqu'elle est sur ALIF, WAW ou YA, c'est qu'ils sont sous leur forme consonne et non voyelle longue. 

    Dans l'écriture de tous les jours, ces signes sont toujours omis. D'où la difficulté pour un non arabophone de déchiffrer parfaitement un mot : nous ne pouvons savoir s'il y a, et où se situent, des voyelles brèves dans un mot que nous lisons pour la première fois. 

    Par exemple : 
    - la lettre BA + une apostrophe au dessus de la lettre BA = le son "ba bref" 
    - la lettre BA + un petit neuf au dessus de la lettre BA = le son "bou bref" 
    - la lettre BA + une apostrophe au dessous de la lettre BA = le son "bi bref"
    BA
    Commes les autres lettres, chaque voyelle brève a son propre nom : 
    - KASRA = i bref 
    - DAMMA = OU bref 
    - FATHA = A bref 


    C'est un "petit rond" au dessus d'une consonne qui indique l'absence de voyelle brève après la consonne sur laquelle il est placé. 

    Il est désigné par le terme SOUKOUN. 

    Par exemple, si nous utilisions ce signe en français, nous pourions le placer sur le B du mot "table" : le B ne se combine avec aucune voyelle brève avant le L. Le son est "taBLe", et non "taBALe", taBOULe", ou "taBiLe".
     
    soukoum
     
     Celui qui indique le doublement de la consonne. 

    C'est un "petit w" placé au dessus d'une consonne. 

    Par exemple, si nous utilisions ce signe en français, nous n'écririons pas le mot "pomme" avec 2 M, mais avec un seul M + le petit signe sur ce M. 

    Il est désigné par le terme CHADDA. 

    La chadda + une voyelle brève apparaissent sur une même consonne: 
    de haut en bas, on écrit 
    - FATHA puis CHADDA puis la consonne. 
    - DAMMA puis CHADDA puis la consonne. 
    - CHADDA puis KASRA puis la consonne, ou CHADDA puis la consonne puis KASRA, comme on veut. 

    La chadda ne se trouve jamais sur une voyelle. Lorsqu'elle est sur ALIF, WAW ou YA, c'est qu'ils sont sous leur forme consonne et non voyelle longue. 

    Dans l'écriture de tous les jours, ce signe est souvent omis. omis
    Ceux qui indiquent une modification de la prononciation de la voyelle brève. 

    C'est le doublement de la voyelle brève en fin de mot : deux "apostrophes" sur la consonne, ou deux "apostrophes" sous la consonne, ou deux "petits 9". 

    La prononciation de la voyelle brève change : on rajoute le son "n" à sa suite. Cela fait donc le son "ine" , "oune", ou "ane". 

    La voyelle brève double s'appelle en général TANOUINE. 

    Chacune a son propre nom: 
    - KASRATAN = ine 
    - DAMMATAN = oune 
    - FATHATAN= ane 

    FATHAN est toujours suivie d'un ALIF 

    Dans l'écriture de tous les jours, ces signes sont toujours omis.
    NOUR
    2 autres cas un peu compliqués que nous laissons de côté pour le moment. 

    La HAMZA en tant que diacritique (un petit signe qui a la même forme que la lettre HAMZA, placé au dessus ou au dessous de ALIF, ou au dessus du WAW ou du YA, en plus du signe qui indique la présence d'une voyelle brève). 

    La MADDA (un signe en forme de petite vague sur ALIF) qui vaut une HAMZA suivie de ALIF sous forme de voyelle longue, et qui se place sur le ALIF de l'article du nom. Dans l'écriture de tous les jours, il est toujours omis.
     
    Apprendre a prononcer.
    Les lettres qui se prononcent comme en français.
    Lorsque nous prononçons les 28 lettres de l'alphabet, nous nous appercevons que beaucoup de lettres se prononcent exactement pareil (ou tellement proche que nous aurions du mal à faire la différence) que les lettres françaises : 

    Ba (=B) - Ta (=T) - Dal (=D) - Za (=Z) - Sin (=S) - Shin (=CH) - Ghain (=R) - Fa (=F) - Kaf (=K) - Lam (=L) - Mim (=M) - Nun (=N) - Ha (=H) - YA quand il est sous forme de consonne (=Y) 

    JIM (= J ou DJ) 


    Quelques lettres se prononcent comme en français, mais allongé : 

    ALIF (= A allongé) - WAW (=OU allongé) - YA sous forme de voyelle (=i allongé). 
     
    Les lettres dont la prononciation est proche entre elles.
    Lorsque nous prononçons les 28 lettres de l'alphabet, nous nous appercevons que certaines lettres ont un son à la base commun. La lettre sera prononcée de façon plus ou moins appuyée, ou autre subtilité, que sa voisine, mais à la base nous entendons une similitude. 

    Nous pouvons donc essayer de regrouper les lettres par son. 

    Les lettres ayant un son proche sont encadrées de la même couleur :
    prononce
     



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